Le système d’attachement, au cœur de nos besoins relationnels

À la naissance, un petit humain nait avec son système d’attachement prêt à entrer en action : au moindre danger (faim, peur, inconfort de bébé), ce système biologique s’active telle une alarme pour rappeler à ce petit être de faire appel aux adultes qui doivent prendre soin de lui.

Ainsi, regard fixe, poing tendu, pleurs, gazouillis… sont les premiers signes d’un bébé qui créé un lien d’attachement avec ses parents, autrement appelés “figures d’attachement”.

Ce lien est primordial pour la survie de l’humain, qui est un mammifère incapable de survivre seul sans ses parents, et ce, longtemps après sa naissance.

Ce lien perdure toute la vie. Il continue de se construire tout au long de l’enfance, à l’adolescence, et encore jusqu’à la maturité complète du cerveau (23 à 25 ans).

Une fois adulte, si ce système d’alarme s’est construit dans un cadre sécure, à savoir avec des parents répondants aux besoins de réconfort, de réassurance, de tendresse… de leur enfant, alors la personne aura une bonne estime d’elle même, un sentiment de confiance en soi bien présent, et sera capable de demander de l’aide en cas de coup dur.

Au contraire, chez les personnes où les besoins d’attachement ont été mal remplis, voire négligés ou carrément été source de violence, il y aura une fois adulte un attachement que l’on qualifie d**’attachement insécure**.

L’attachement insécure va de pair avec une grande anxiété de la relation.

Il y a 3 sortes d’attachement insécure :

  • l’attachement anxieux : quand il y a de la distance ou un conflit avec les personnes qui comptent, cela génère du stress, le système d’attachement s’hyper-active. La personne à l’attachement anxieux a besoin d’être rassurée par l’autre sur le lien pour que son système d’attachement (donc l’alarme) s’apaise, elle exprime ses émotions de manière intense pour retenir sa figure d’attachement. Dans l’enfance, les parents étaient souvent eux-même débordés par leurs émotions, transmettant leurs peurs du monde extérieur et de l’avenir.
  • l’attachement évitant : quand il y a un conflit dans la relation, la personne “évitante” se retire, se déconnecte de ses émotions et de ses ressentis liés au problème, son système d’attachement s’hypo-active. La personne a l’air autonome mais cela cache une anxiété non reconnue. L’évitant a du mal à montrer son affection, elle retrouve de la sécurité intérieure par la déconnexion. Enfant, cette personne n’a pas reçu la proximité et le réconfort nécessaires, voire s’est sentie jugée pour ses émotions, et a appris à gérer seule sa détresse intérieure.
  • l’attachement désorganisé : c’est le plus rare, c’est quand les réactions du système d’attachement (hyper ou hypo activation) ne sont pas prévisibles. Ces personnes sont en recherche du lien mais fuient l’aide et l’affection, de manière très marquée.

Le système d’attachement n’est pas linéraire :

Nous pouvons avoir un attachement sécure la plupart du temps, et être complètement activé par une personne spécifique.

Nous pouvons avoir une dominante “anxieux” et parfois être évitant, et vice-versa.

Peut-on réparer son système d’attachement ?

→ oui, il est possible d’avoir un attachement sécure “acquis”. Cela passe par des expériences correctrices, en thérapie dans un premier temps, puis dans la vie de tous les jours. C’est un travail thérapeutique long, mais qui permet de construire un socle intérieur qui ne partira plus.

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