La théorie polyvagale (TPV) pour comprendre le système nerveux autonome

La théorie Polyvagale (ou TPV) de Stephen Porges explique les réactions automatiques de nos systèmes nerveux face au danger.

Notre système nerveux est composé de 3 branches: vagal ventral, vagal dorsal, et sympathique.

Selon les activations des branches, nous avons des réactions spécifiques. En anglais, on parle des 4 F : Fight/flight/Freeze/fawn (combattre, fuir, se figer, se soumettre).

  • le système nerveux vagal ventral : quand notre système nerveux se sent en sécurité, c’est le système d’être en lien avec les autres.
  • le système nerveux « sympathique » : quand il perçoit du danger (réel ou pas), il se met en mode attaque si ce danger est gérable, ou fuite s’il ne l’est pas.
  • le système nerveux vagal dorsal : quand notre système nerveux perçoit du danger de mort (réel ou pas), il se met en mode « sidération », figement, il « fait le mort ». Se soumettre à l’agresseur permet à notre système nerveux d’enclencher une cascade hormonale qui anesthésient la douleur et les émotions. Le cerveau n’est plus en capacité de réagir face à la situation. Il s’agit par exemple de ces moments où quelqu’un nous dit quelque chose de blessant, auquel nous ne trouvons rien à répondre : notre cerveau est figé. Puis quelques temps après, une réponse pertinente nous vient, mais trop tard : le cerveau est défigé et en capacité de répondre.
  • Le système nerveux vagal dorsal peut aussi amener à un état de soumission, quand par exemple un enfant vit avec son parent agresseur (violence verbale), et qu’il prend soin de son agresseur pour éviter de déclencher les violences.

Il y a aussi différents “états mixtes”, car tout ne se résume pas à ces 5 états.

Pour résumer de manière plus juste : la TPV permet de comprendre :

  • pourquoi nous réagissons de manière automatique face au danger ;
  • pourquoi le corps réagit avant la tête ;
  • qu’il y a différents états décrivant notre capacité à agir ou nous immobiliser selon notre niveau de sécurité ;
  • le lien entre les traumas et les réactions automatiques que nous avons ;
  • à quel point nos traumas et notre sécurité intérieure jouent sur notre capacité à percevoir le danger (neuroception) et donc sur nos hypersensibilités (qui sont des réactions parce que notre système nerveux perçoit un danger même si ce danger n’est pas réel).

En thérapie, j’accompagne mes client·es à (re)connecter à leurs sensations corporelles, qui sont entre autre, des indications de l’état de leur système nerveux. Mon rôle est de questionner pour affiner ma perception de l’état, et amener une corégulation à ce qui se vit en séance.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *