L’IFS (Système Familial Interne) explique des interactions continues entre des parts blessées et des parts protectrices.
Ce modèle s’appuie sur du postulat que nous sommes composés de nombreuses sous-personnalités (parts intérieures) et que de les reconnaître permet de créer un espace de guérison pour les comprendre et les aider à vivre plus harmonieusement. Avec ce modèle, nous développons notre aptitude à accueillir avec curiosité et bienveillance ce qui nous habite, nos conflits intérieurs, nos réactions face aux autres, à la vie.
Il y a différents types de parts : des parts blessées et des parts protectrices
Les parts blessées proviennent de nos blessures émotionnelles, ces moments de la vie où personne n’a été là pour nous aider à accueillir les émotions extrêmes que nous avons vécues par le passé. Il en résulte une dissociation : la part qui a souffert s’est dissocié pour le plus ressentir la douleur.
Par exemple, une humiliation à l’école devant un travail raté. Cette part blessée cherche à se faire toute petite pour ne pas ressentir à nouveau les émotions douloureuses.
Les parts blessées sont ces parts qui nous font ressentir les peurs de se sentir :

Les parts blessées portent des fardeaux, qui sont tous ces poids que nous portons, ces “croyances” que nous trimballons, du type “je n’ai pas le droit de…” être heureu·se, dire non, exprimer des besoins, pleurer, me tromper, être aimé·e, être moi-même….
Parallèlement, Il y a également les parts protectrices, qui, par amour pour les parts blessées, mettent en place des stratégies pour leur éviter de nouvelles souffrances.
Parmi ces parts protectrices, il y a les managers, et les pompiers.
Les parts managers cherchent à contrôler l’environnement et faire en sorte que la part blessée ne souffre plus jamais. Elles ont des stratégies pour éviter les situations à risque. Par exemple :
- s’auto-critiquer (contrôle de ce qui se passe à l’intérieur de soi, exemple “je suis bête de ressentir de la tristesse pour ça”).
- critiquer les autre (contrôle du monde extérieur, par exemple “iel est toujours en colère de toute façon, je ne peux jamais rien lui dire”).
- être tout le temps gentil/serviable pour rester en lien avec l’autre.
- chercher la perfection, car l’imperfection est l’échec et synonyme de douleur.
- se sur-adapter, adopter des comportements, des masques, ne pas se sentir soi-même.
- s’auto-saboter.
Les parts pompiers entrent en action quand la douleur a malgré tout été éveillée, elles éteignent le feu des émotions. Elles ont des stratégies de diversion :
- manger
- rêvasser
- faire le clown pour détourner l’attention
- mettre de la distance
- toutes les formes d’addiction (alcool, tabac, drogues, sucre, sexe, travail…)
- se mettre en colère, rage, attaquer l’autre
- se blesser, se tuer
- …
En thérapie IR®, quand il y a assez de sécurité dans la relation thérapeutique et que c’est une part qui se manifeste, et non un état, nous travaillons main dans la main pour aller à la rencontre de cette part et comprendre si c’est une part blessée ou une part protectrice.
En fonction du type de part qui se manifeste, le protocole sera un peu différent. Par exemple, pour les parts blessées, il s’agira plutôt de faire vivre des expériences correctrices, alors que pour des parts protectrices, il s’agira de comprendre quel est le besoin profond derrière leur stratégie, puis de remplir ce besoin autrement.